La biodiversité est aujourd’hui en déclin. Cette crise écologique menace le développement futur de l’homme et notamment son développement économique (rapport MEA). L’entreprise est donc partie prenante de cet enjeu mondial. La prise de conscience d’une interdépendance biodiversité-entreprise conduit de nombreux groupes à mener des politiques de protection des espèces et des écosystèmes naturels.
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La dépendance aux biens et services fournis par la nature
De nombreuses entreprises sont directement dépendantes des écosystèmes naturels et des services qu’ils rendent.
| Service… | Exemple d’activités dépendantes de ces services |
| d’approvisionnement | industrie de la pêche, industrie forestière, agriculture… |
| de régulation | filtration des eaux naturelles pour la préservation des nappes phréatiques, filtration de l’air, pollinisation des plantes pour l’agriculture… |
| culturel | tourisme (visite de sites naturels exceptionnels) |
Le rapport sur l’évaluation de ces services (rapport MEA) en a identifié 24. Parmi ces 24 recensés, 15 sont en déclin et menacent la pérennité des activités économiques de certaines populations.
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Economie et biodiversité
Actuellement, des études posent l’éventualité de donner une valeur au vivant. En effet, le rapport TEEB évalue le déclin de la biodiversité à un coût annuel de 1 350 à 3 100 milliards d’euros, soit 6% du produit mondial brut. Il s’agit donc de considérer que promouvoir la diversité biologique ne constitue pas un coût supplémentaire mais un investissement sur l’avenir.
Comme pour le carbone, la biodiversité pourrait dans les années à venir avoir un coût sous la forme d’une taxe ou d’un marché de la biodiversité.
L’exemple de la grande barrière de corail : la disparition de la grande barrière de corail en Australie va avoir des conséquences importantes du point de vue économique : les impacts sur la pêche et le tourisme menaceraient à terme 27 millions d’emplois (rapport TEEB 2008).
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Les enjeux réglementaires
De nouveaux textes sont venus renforcer les politiques environnementales Européenne et Française (Directive Européenne sur la responsabilité environnementale, Grenelle de l’environnement, décret sur la compensation écologique). Ces textes concernent l’entreprise, mais aussi ses parties prenantes, les collectivités locales par exemple.
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Les enjeux en termes d’image et de capital immatériel
La thématique de la conservation des espèces et des écosystèmes bénéficie récemment d’une forte augmentation en termes de visibilité médiatique. Les différentes parties prenantes : citoyens, collectivités locales, média… sont de plus en plus sensibles à la protection de la biodiversité. D’où des risques accrus :
- Les pressions sur l’environnement non maîtrisées peuvent fortement dégrader l’image de marque de l’entreprise.
- Les ONG sont des acteurs à prendre en compte lors de l’élaboration de projets ayant un impact sur la biodiversité afin de neutraliser d’éventuelle atteinte à la réputation de l’entreprise.
Toutefois des partenariats, avec des associations ou des organismes scientifiques, sur des projets en faveur de la biodiversité peuvent améliorer considérablement l’image de l’entreprise.
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La création de valeur
La biodiversité peut enfin être pour les entreprises une source de valeur : outil de relation publique au service de ses parties prenantes, préservation des services écologiques garantissant la pérennité de ses activités et surtout un sujet réellement différenciant pour une approche responsable de l’entreprise auprès de ses clients.